AMERIQUE, Chili, Bolivie, Pérou, Brésil, Cuba, Etats-Unis

 
Romain BOSSAT,
Peuples de l’Altiplano andin 

« Passionné depuis toujours par le voyage et les rencontres qu’il permet, que ce soit à quelques kilomètres ou au bout du monde, à vélo, en bateau ou en train, je ne quitte jamais ma ville sans appareil photo. J’affectionne tout particulièrement la nature et les paysages grandioses qu’elle nous  offre, mais aussi les découvertes culturelles auxquelles nous invite le voyage, notamment là où les traditions millénaires sont encore vives grâce aux peuples qui en sont les gardiens. En 2018, je suis parti faire le tour du monde pendant un an à travers une quarantaine de pays, des grands espaces d’Amérique latine aux mégalopoles d’Asie en passant par les véloroutes d’Europe et les souks du Moyen-Orient. Si chaque pays a été le cadre d’expériences inoubliables, la région de l’Altiplano, à cheval sur quatre pays d’Amérique du sud, m’a particulièrement marqué. Ce sont ses paysages sauvages et austères, mais surtout ses habitants, héritiers des différentes cultures qui se sont succédé durant des siècles sur ces hauts plateaux, que j’ai souhaité partager à travers cette exposition « Peuples de l’Altiplano ».

www.rb-photos.com

 

 
Jean Jacques FLACH,
Les Gauchos, Brésil

Photographe rennais, diplômé d’Audencia et formé à l’école de l’image les "GOBELINS" de Paris, il intègre très jeune une association photographique dont il devient rapidement le formateur. 

« Ma photographie cherche à conserver une empreinte sur le temps qui passe, grâce à mes expéditions solidaires en Asie, Europe, Amérique du sud et Afrique du nord, je souhaite imprégner nos mémoires de l’instant présent… ne pas oublier, ces terres, ces Hommes et leurs vies. Habituellement, j’appréhende leur quotidien, leurs différences pour présenter leur valeur essentielle et le vivre en communauté.  L’Homme est au centre de ma démarche et de mon regard »

Ses reportages photographiques sont régulièrement exposés dans différents endroits publics et privés dans toute la France mais aussi au Brésil et en Angleterre.

 

 Les Gauchos,

« Nous les retrouvons sur trois pays, en Argentine, en Uruguay et au Sud du Brésil. La culture qui s´est développée dans cette partie du monde autour du thème des troupeaux de bovins et des chevaux, est donc propre à ce contexte. C´est le fruit des conditions naturelles, mais aussi historique et bien sûr de

l´apport des cultures indigènes ; notamment dans l´alimentation, la tenue vestimentaire et le vocabulaire. Les Gauchos ont leur propre folklore musical et de danses. 

C’est dans l’état de Rio Grande do Sul au sud de Porto Allègre que j’ai fait connaissance avec ces Gauchos. Ma série photographique présente l’existence d’un autre monde rural, fait de codes biens précis. Un univers né dans la pampa et qui perdure aujourd'hui encore. Il existe une relation fusionnelle entre le gaucho et ses chevaux. Ce qui caractérise les Gauchos : une amitié profonde, le respect, d’excellents cavaliers et une joie de vivre en communauté ! »

 

A publié « Sāmanera vers le chemin de l’éveil »,« Monsoon l’eau sacré », « Échange de regards privilégiés et éphémères » 

Un texte écrit par Jérôme PITORIN («Échappées Belles» sur France 5) aux Editions : Polysémie de l’image.

http://jjflach.fr

https://www.facebook.com/JJFLACH/

 
Dominique Servonnat,
La Habanera, jours tranquilles à La Havane, Cuba.

Particulièrement intéressée par les ambiances urbaines, Dominique Servonnat évoque sa passion du voyage  «  Je suis de celles et ceux qui ne se documentent pas et préfèrent ne s’attendre à rien. C’est plus fort que moi ! S’interroger ou non sur ce qu’on va chercher quand on part loin… Fuir la banalité de ce qui est spectaculaire et exotique ou alors y céder ? Tantôt l’un, tantôt l’autre, je le concède volontiers… L’essentiel étant après tout d’assumer un parti pris, de s’accommoder des paradoxes en laissant de côté les feuilles de route et les bonnes résolutions. Un parti pris de légèreté donc, visant à l’évocation, à la capture d’atmosphères, rien de plus.

Dans l’exposition La Habanera, elle nous fait partager celle de La Havane. « Partir à La Havane pendant que la ville était encore "dans son jus", telle était la motivation de départ. Sur place j'ai été saisie par la vitalité qui s'en dégageait. Dans ces rues de Centro Habana aux façades délabrées, il reste les couleurs et la sérénité d'une population habituée à attendre. L'ombre bienveillante et tutélaire du Che planera encore longtemps sur la ville où le temps, comme suspendu, s'écoule avec lenteur. »

 Elle a publié " TOKYO DAY " en janvier 2018. Editions Corridor Eléphant

https://www.dominiqueservonnat.photos

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Christophe Campos,
Bombay beach,  Californie, Etats Unis 

Photographe amateur et passionné, professeur d’anglais, mon travail photographique questionne régulièrement le temps et le mouvement, et plus récemment la place de l’homme dans son environnement. Je me suis formé en autodidacte et en suivant des stages techniques, ainsi qu’auprès du collectif toulousain Poussière d’Image.

D’une expérience de vie de trois années aux Etats-Unis, j’ai ramené une passion inépuisable pour ce pays, une fascination qui m’amène à y voyager dès que je le peux. J’ai exposé mes photos à plusieurs reprises lors des Ampélofolies du Cabardes et de la Semaine des Arts de Castelnaudary. 

 

Bombay Beach, Californie

Salton Sea, lac d’eau salée à une altitude de -70m, dans le sud de la Californie, produit de crues successives de la rivière Colorado. Tour à tour bénédiction pour les cultures et l’irrigation dans ces terres désertiques au début du XXème siècle, station balnéaire fréquentée par le gotha hollywoodien dans les années 50, puis cauchemar écologique à partir des années 70 où évaporation et remontée de pesticides anéantissent toute la faune et font fuir touristes et habitants. Bombay Beach est une ville au lointain passé glorieux sur les rives du lac.

C’est une errance américaine qui m’a mené là, une fausse route pour un embranchement raté, un reportage hors sujet. Je traversais le pays à la rencontre de ses habitants pour en ramener une esquisse de portrait d’américains. J’ai atterri là par hasard, à Bombay Beach, au bord de la Salton Sea, non-lieu, ville de fantômes, où j’ai croisé carcasses de voitures, mobil homes en ruine, station services à l’abandon, mais pas âme qui vive. A mille lieues de tout et surtout des raisons du voyage. 

Cette parenthèse se présente comme je l’ai vécue, du ciel d’abord, de loin, des terres fertiles vers les eaux mortifères, des billboards à l’entrée de l’ancien village balnéaire vers ses avenues alphabétiques, ses ruines, sa plage abandonnée, ses cadavres et putréfactions. C’est un endroit honteux et laid qui parle des hommes, qui nous montre ce que nous sommes dans un creux gigantesque laissé par nous. Un portrait comme je n’aurais pas cru en faire, qui montre l’humain alors qu’il n’est plus là. C’est un endroit fascinant que l’on fuit comme une peste suffocante, une apocalypse incrédule, un cauchemar frissonnant.

https://christophe-campos.wixsite.com/abcd

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